L’économie de la passion

L'économie de la passion par Adam Davidson
La passion est présentée depuis toujours comme un moteur pour l'entrepreneur. Seulement, cette énergie demande à être canalisée pour ne pas se perdre. Ainsi, en complément du Why, voici A. Davidson qui nous présente l'économie de la passion.
Par Stéphane Briot

Par Stéphane Briot

Auteur du livre Bien Utiliser son Blog - Eyrolles | Coach et mentor

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Bonjour Stéphane, je viens de regarder l'une de vos tribus Live Mentor "On lâche rien", c'était vraiment top ! Merci pour votre dynamisme, votre franc parler ! et tous vos bons conseils ! Je m'y retrouve totalement et vais mettre tout ceci en action . Encore Merci !

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Au sommaire de L’économie de la passion

Quand y’en a plus, y’en a encore ! Bienvenu dans l’économie de la passion. C’est quoi encore ce concept-là ? Ni plus ni moins qu’une forme de réchauffé et d’un salvateur retour aux sources du commerce et de la relation humaine.

Toutefois, le marketing étant ce qu’il est, il ne peut s’empêcher d’en faire des caisses pour pas grand-chose.

Quand l’économie rencontre l’Humain

Attention, vous le verrez plus avant dans cet article, l’économie de la passion, c’est bien. C’est bien si vous n’avez pas prêté attention à ce que sont les rapports humains, aux raisons qui font qu’une personne devient cliente d’une marque, et que vous avez zappé la dimension humaine dans l’acte d’achat.

C’est bien, parce que cela peut vous aider à ouvrir les yeux et à croire en votre destin d’entrepreneur.

C’est bien parce que c’est un lien entre l’économie et le développement personnel. Et forcément, pour moi, c’est du bonheur.

L’économie da la passion est le fait de Adam Davidson, auteur d’un livre sorti en 2020, The Passion Economy (non traduit en français à ce jour).

Les règles de l’économie de la passion

Je n’ai pas lu le livre en question, je viens de parcourir plusieurs interview de l’auteur et autres articles sur internet.

Dans l’une d’elles nous sont présentées les 8 règles de son économie de la passion.

  1. Poursuivre l’intimité à grande échelle
  2. Ne créer que des produits qui ne peuvent pas être facilement copiés
  3. Le prix que vous demandez doit correspondre à la valeur que vous offrez
  4. Quelques clients passionnés valent mieux que beaucoup de clients indifférents
  5. La passion, ça commence par une histoire
  6. La technologie doit soutenir votre entreprise, pas la diriger
  7. Sachez où est vraiment votre valeur. Peut-être pas là où vous le pensez
  8. Ne vendez pas des marchandises interchangeables, même si d’autres pourraient voir votre produit ainsi.

Alors, dans tout cela, il n’est que du bon. C’est vrai, et cela rejoint ce que je dis depuis quelques années désormais, sur ce que je souhaite également enseigner : travailler votre unicité, travailler avec vos valeurs, c’est là que se trouve votre différence et efforcez-vous de créer du lien avec chaque composante de votre public, aussi souvent que vous pourriez en avoir l’occasion.

Le marketing Vs la passion

Tenez, je vais illustrer ma pensée avec une petite anecdote, qui m’apparait très parlante.

Pas plus tard que ce jour où je suis en train de rédiger ce billet, je lisais un drôle de truc sur LinkedIn.

L’auteure d’un post expliquait qu’elle avait laissé filer un prospect quand celui-ci à tenté de lui mettre la pression sur le prix de sa prestation en lui expliquant qu’il avait trouvé la même prestation ailleurs, mais moins cher.

Elle se demandait si elle avait bien fait. Et un marketeur est venu lui expliquer qu’elle devait apprendre à créer, je cite : «  une offre irrésistible ou le ROI apporte plus que la valeur attendue ».

Ça claque n’est-ce pas ? Mais pour l’entrepreneur individuel, ça ne veut rien dire. Mais pire encore ! L’idée derrière tout cela est de vendre à une personne qui ne veut pas travailler avec l’auteure. Ce qu’il veut, c’est ce qui lui apparait à lui, comme un bon prix. Point.

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Vendre, vendre, et encore vendre ?

S’il avait vraiment voulu les service de l’auteure de l’intervention, il n’y aurait même pas eu de débat.

Mais pour le marketeur, il faut vendre, vendre, vendre ! L’objectif n’est donc pas d’avoir des conditions de travail qui vont bien, ou de créer un lien fort avec le client, mais de lui vendre coute que coute une prestation, au risque de devoir gérer des paquets d’emmerdements, parce que ce type de client, c’est un nid à problème.

Et le cœur du problème est bien là pour le futur entrepreneur individuel, selon moi. On l’attire en lui vendant qu’il va vivre de sa passion, que ça va être géniale, et une fois qu’il est dans la place, on le force à faire tout ce qu’il n’a pas envie de faire : vendre à tout prix, et s’imposer des contraintes pesantes.

Bien entendu, qui dit économie, dit argent et chiffre d’affaires, nous sommes d’accord. Mais où est la liberté, ou est le plaisir si l’on est obligé de faire la même chose que ses concurrents ?

Quand je vois ces milliers d’entrepreneurs pris dans les mailles du filet d’un marketing qui ne leur correspond pas e qui cherchent désespérément une issue de secours, j’avoue que cela me fait mal au cœur, parce que ce n’était pas ce qu’il étaient venus chercher, et ce n’était pas cela qu’on leur avait promis.

Un peu d’humain dans le marketing

Certes, il existe une différence entre l’idéal que nous avons en tête et la réalité du terrain. Mais cela ne devrait pas empêcher les formateurs et autres coachs business d’avoir de l’empathie et de la pédagogie pour aider les futurs entrepreneurs à trouver leur place.

Mais non, ils font du marche ou crève. Et ça vient critiquer la rigidité du système, de la société ou de je ne sais quoi ? Vraiment ? Bien.

Alors, faisons des liens entre ces règles de l’économie de la passion et le problème qui nous préoccupe ici et dont je viens de parler.

Créer du lien

La règle 1 édicte donc de « poursuivre l’intimité à grande échelle ». Mais ça veut dire quoi ? Tout simplement de créer un lien « personnel » avec toutes les personnes qui vont venir faire grossir votre communauté.

Attention, cette communauté n’est pas obligatoirement regroupée en seul et unique endroit. Elle peut être sur un groupe Facebook, être en même temps sur WhatsApp, Telegram, Twitter, elle peut aussi se trouver dans votre Newsletter, dans les rencontres physiques, et j’en passe !

En résumé, votre « communauté », ce sont tous les gens qui vous suivent sur les canaux où vous êtes présent.

Et sur chaque canal, quand une personne s’adresse à vous, prenez le temps de lui répondre à elle, et non à votre communauté. Il est temps de réapprendre à tisser un lien aussi intime que possible. C’est le lien qui vous sera utile plus tard pour vendre ou pour vous aider à mieux vous faire connaitre.

Créer sa façon de faire

La règle 2 dit de créer des produits qui ne peuvent pas être facilement copiés. Mais comment faire cela ?? Hé bien c’est là que votre Why entre en scène. Et plus précisément, votre « Comment ». Je ne vais pas refaire l’article ici, je vous invite à lire « Pourquoi, comment, quoi ».

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Sachez simplement que la façon dont vous faites les choses les rend uniques aux yeux de votre communauté.

Un prix honnête

La règle 3 nous dit que le prix demandé doit correspondre à la valeur offerte. La base. Mais là encore, le marketing est passé par là.

Aujourd’hui, il est dit de jouer sur la perception de la valeur. Mais également sur un autre biais : si c’est cher, c’est bien. Bref, tout ce qu’il faut pour prendre le public pour un con. A vous de voir quelle est votre éthique.

Prendre le temps

La règle 4 est une ode à la patience. Oui, à cause de la pression du marketing et des outils à notre disposition, on veut tout, tout de suite. Lundi j’ai crée ma boite, vendredi j’ai gagné 5.000 euros. Bah non. Tout demande du temps. Sauf si vous avez beaucoup de budget pour la pub.

Une histoire, et non un mensonge

La règle 5 se tourne vers le porteur du projet : la passion commence par une Histoire. Bingo ! C’est votre Why !

IL n’est pas question de raconter une belle histoire qui serait un mensonge. Il est question de croire que votre histoire et votre vision peuvent toucher le public.

Remettre l’outil à sa place

La règle 6 remet l’outil à sa place : « La technologie doit soutenir votre entreprise, pas la diriger ». En gros, l’outil ne fait pas tout. Vous pourrez avoir la meilleure perceuse du monde, si vous ne savez pas l’utiliser, vous aurez l’air d’un con.

Les règles 7 et 8 reprennent peu ou prou les mêmes préceptes que les précédentes. Inutile de nous y attarder plus avant.

Que retenir de l’économie de la passion

Bon, tout ça, c’est bien beau, mais en tant qu’entrepreneur individuel, une fois lu cet article, que devez-vous retenir ?

Hé bien que vous n’êtes pas une multinationale, et que de vouloir suivre les règles du jeu de ces entreprises parce qu’on vous l’a dit en formation, c’est une connerie.

Ho, soyez rassuré, la connerie ne vient pas de vous, mais de votre « formateur » qui n’a rien compris aux spécificités de l’entrepreneur individuel. En même temps, son truc à lui c’est la gloire, donc, il n’a pas de temps à vous consacrer individuellement. Il a des équipes pour ça…. Y’a pas un truc qui vous titille là ? Bref.

Ce qu’il faut également retenir, et c’est sans doute là le plus important, c’est que tout part de vous. C’est votre histoire, votre envie, vos valeurs qui vont faire la différence.

Ce qui nous amène au fait d’être patient et conquérant, de croire en soi quoiqu’il arrive, et de se donner les moyens de ses ambitions.

Se donner les moyens de ses ambitions ? Oui. Croyez en vous, accrochez-vous, si vous ne faites pas cela, alors, vous n’irez nulle part.

Voilà ! Vous souhaitez réussir avec vos convictions, avec ce que vous avez dans le ventre, dans le cœur et dans la tête. Hé bien donnez-vous en les moyens en croyant en vous.  

C’est exactement le propos des règles de l’économie de la passion de Adam Davidson, et c’est aussi le mien.

Stéphane est très professionnel, pragmatique. Ses conseils sont très précieux !

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Julie
Dans la rubrique Entrepreneur
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Dans les entrepreneurs, c’est comme dans tout, y’a les bons et les mauvais. Alors, le mauvais entrepreneur, c’est celui qui entreprend. Et puis, y’a la bon entrepreneur, c’est celui qui entreprend.

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