Il y a entrepreneur et entrepreneur

le bon entrepreneur, le mauvais entrepreneur
Dans les entrepreneurs, c'est comme dans tout, y'a les bons et les mauvais. Alors, le mauvais entrepreneur, c'est celui qui entreprend. Et puis, y'a la bon entrepreneur, c'est celui qui entreprend.
Par Stéphane Briot

Par Stéphane Briot

Auteur du livre Bien Utiliser son Blog - Eyrolles | Coach et mentor

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Stéphane est un super formateur, mentor, coach ! Il donne toujours de bons conseils, maîtrise son sujet parfaitement, est très motivant et nous fait avancer dans nos projets ! Un grand merci !

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Au sommaire de Il y a entrepreneur et entrepreneur

Lorsque j’écoute les gourous de la formation en ligne, ceux du web marketing, quelle est l’image que ces gens renvoient de l’entrepreneur individuel ? Bah une sale image ! Pour eux, l’entrepreneur veut du confort, de l’argent, et de la facilité, et surtout, bosser, ce n’est pas son truc. Alors, c’est ce que ces braves démagos’ vendent. Et si l’entrepreneur était tout autre chose ? En tout cas, c’est ce que je crois.

Note : en introduction, vous aurez peut-être vu le clin d’œil au sketch des inconnus sur le bon chasseur et le mauvais chasseur

Une armée de bons à rien ?

Avec plus de dix ans de recul, je pense avoir aujourd’hui une bonne vision de ce qu’est l’entrepreneur. Et je vois deux catégories. Malheureusement, il en est une des deux dont nous entendons plus parler, parce que c’est celle qui est prête à acheter tout n’importe quoi.

Ne nous mentons pas, oui, il existe une tripotée de bons à rien qui ont envie de croire à toutes les conneries qui leur sont racontées ici et là sur la toile par des pseudos coachs, des pseudos formateurs, et des gourous qui ne valent pas mieux que les cadeaux que l’on trouvait dans les barils de lessives des années quatre-vingt.

Cette population ne sait faire que se plaindre du système, de l’éducation nationale, de l’entreprise, de la météo, du froid, de la chaleur, bref, elle n’est jamais contente. Mais bien pire encore, elle estime mériter d’avoir de confortables revenus sans trop en faire.

Et nous avons donc des petits malins qui ont flairé le coup. Le marketing est là pour répondre au besoin du public, donnons à ce brave public ce qu’il demande !

Et voilà donc que des gourous et des entreprises dignes de ce nom nous sortent des produits et créent des écoles en ligne en nous expliquant comment eux révolutionnent le monde. Bravo les gars, ne changez rien.

La quête d’argent facile et rapide

Ainsi, nous nous retrouvons avec des enseignants qui apprennent la même chose à tous leurs élèves, des enseignants qui mettent tout le monde dans le même moule, des coachs qui ne cherchent pas à détecter la spécifié de leurs clients et qui les mettent également dans un moule commun.

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Et en bout de chaine, nous avons une belle armée de gentils et jolis singes savants qui communiquent tous de la même façon. Ah, bien entendu, nos enseignants leur on quand même transmis l’idée qu’il est important de se démarquer.

Seulement, expliquez-moi comment des gens peuvent se démarquer en apprenant à faire la même chose que tous les autres ? Ça se pose là comme enseignement stupide.

Quand je pose la question à mes clients, en groupe, ou en individuel, quand je pose la question à mes élèves en cours, tous restent incrédules. Hé oui, impossible de se démarquer en faisant pareil que tout le monde.

Il faudrait au moins un enseignement qui apprenne à chacun à découvrir sa différence, à mettre des mots dessus, et qui permette à l’étudiant d’utiliser cette différence dans sa communication.

Pourquoi n’est-ce pas fait ? J’ai ma petite idée, je vous laisse vous faire la vôtre.

L’entrepreneur, le vrai

Maintenant, il existe une autre catégorie d’entrepreneur. Et ceux-là, vraiment, ha ceux-là. Ceux, ils me donnent envie tiens. Une belle envie.

Ces entrepreneurs-là, ils dégagent quelque chose. Et on le voit rapidement. Ils ne sont pas là pour la gloire, l’oseille, ou se la raconter. Ils s’en tapent.

Non, ils sont là pour autre chose. Ils sont là pour le goût du dépassement, de l’apprentissage, ils sont tout autant tourné sur eux que sur les autres.

Ils veulent relever le défi de la réussite, ils sont prêts à y passer le temps qu’il faut, à mettre l’énergie qu’il faut, ils ont envie de bosser, tant pour eux, que pour leur client.

Leur ambition n’est pas d’utiliser le client pour s’enrichir. Il veulent gagner leur argent en ayant le goût du travail bien fait. Pour eux, l’argent est une conséquence d’un bon boulot.

Ce sont des professionnels, des vrais. En devenir, certes, mais ils ont déjà la mentalité qui va bien, la vision qui va bien.

Des Humains pétris de valeurs et sens

C’est avec ceux-là que j’aime le plus travailler, parce qu’ils me proposent des défis nouveaux, parce qu’ils m’entrainent avec eux. Et même si la peur est présente en eux, il existe une envie folle de réussir.

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J’aime ces Humains, parce que s’ils respectent les normes, les cadres, les conventions, ils veulent créer leur propre espace, tester leur propre recette, ils veulent partager quelque chose qui leur appartient.

Ces Humains veulent donner du sens à leur vie, à leur entreprise, et la richesse ou la gloire ne sont un rien quelque chose qui fasse sens pour eux. Ce sera une conséquence, et ce n’est pas leur quête première.

Et même s’ils ont peur d’échouer, ils ne se sentiront en paix que s’ils vont au bout de leur idée, et ça, c’est précieux.

Des entrepreneurs responsables

En outre, ils se sentent responsables d’eux-mêmes, se sentant d’ailleurs plus souvent responsables de leurs échecs que de leurs victoires. Ils se sentent également responsables de la qualité de la prestation ou du produit qu’ils délivrent à leurs clients.

Ils veulent tellement bien faire qu’ils se refusent à se sentir légitime, bloquant ainsi leur propres progression. Ah, ce foutu syndrome de l’imposteur !

Ces Humains-là sont précieux à mes yeux, car dans mon esprit, ils incarnent vraiment ce que doit être un entrepreneur : une personne qui ose et qui se donne une chance, aussi maladroite soit-elle, mais qui se donne une chance.

Alors voilà, j’aime travailler avec celles et ceux qui pensent d’abord projet, qui pensent solution, qui pensent humains, lien, service, respect du client, j’aime travailler avec celles et ceux qui portent quelque chose en eux. Ceux-là ont une âme.

Entrepreneurs et entrepreneurs

Pour finir, je crois que s’il existe effectivement des clients pour les gourous ou les start-up qui veulent changer le monde en faisant les mêmes conneries que les autres, s’il existe des entrepreneurs qui ne savent pas vraiment pourquoi ils sont là et qui n’ont pas trop envie de se bouger le cul, hé bien il existe autre chose.

Il existe des entrepreneurs avec de l’envie, du plaisir, de la volonté, une vision à affiner, une expression à dévoiler, un potentiel à révéler. Mes clients me le prouvent. Et c’est rassurant de voir que tous ces gens existent. Merci à eux d’être ce qu’ils sont.  

Bonne pédagogie, simple, cohérente et pleine de conseils

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Ekaterina
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